Intrigue
Acte 1
Sir John Falstaff est notoirement sans le sou. Mr Page réclame en vain le remboursement d'une somme importante que Falstaff lui doit. Mr Ford tente de l'apaiser.
Falstaff fait remettre des lettres d'amour à trois femmes: les épouses de Ford et de Page, ainsi qu'Annetta, la fille de Page.
Rosa Ford réagit avec étonnement à la lettre de Falstaff et constate que Mrs Page et Annetta ont reçu des lettres identiques de sa part. Les femmes décident de tendre un piège à Falstaff.
Carlo Fenton, qui est amoureux d'Annetta, a appris l’existence de ces lettres. Il se méfie d'Annetta et met également Ford en garde contre Falstaff. Ford décide de se présenter à Falstaff sous le nom de «Mr Brook» et de se faire passer pour un prétendant de Rosa Ford. Il espère ainsi découvrir si sa femme le trompe.
Mrs Quickly remet à Falstaff une invitation à un rendez-vous avec Rosa. Peu après, Ford fait son apparition, déguisé, et propose à Falstaff une somme d’argent s’il réussit à séduire Rosa Ford à sa place. Falstaff lui révèle qu’il a de toute façon rendez-vous avec elle le matin même. Ford bouillonne de jalousie.
Rosa se prépare à rencontrer Falstaff. À peine est-il arrivé qu'Annetta fait irruption, comme convenu, et l'avertit que Ford va rentrer. Le plan des femmes fonctionne: elles persuadent Falstaff de se cacher dans un panier à linge et le renversent.
Ford fait irruption, accompagné d'une foule nombreuse, et cherche Falstaff. Fenton se dispute lui aussi avec Annetta. Les deux femmes s’indignent de la jalousie des hommes.
Acte 2
Le sort de Falstaff est sur toutes les lèvres: on le croit noyé. Mais il a réussi à se sauver.
Mr Page tente de convaincre Fenton qu'Annetta l'aime encore, mais Fenton envisage de rompre.
Rosa Ford fait semblant d’être inconsolable après ce qui s’est passé et demande à Falstaff de la retrouver à minuit. Ford réapparaît à la recherche de l’amant de sa femme.
Rosa persuade Falstaff d’enfiler des vêtements de femme afin de passer inaperçu.
Annetta et Fenton finissent enfin par se retrouver. Ils décident de jouer un tour à Falstaff avec tou·te·s les autres.
Comme Rosa l’avait souhaité, Falstaff se présente masqué au rendez-vous. Là, il se retrouve entouré de «sorcières» et de «fantômes»…
Informations complémentaires
Durée: env. 2 heures 30 minutes entracte inclus
Âge recommandé: 10+
Falstaff
Opéra en deux actes en italien
Musique de Michael William Balfe
Livret de Manfredo Maggioni d’après «The Merry Wives of Windsor» de William Shakespeare
Création le 19 juillet 1838, Her Majesty’s Theatre, London
Publié en 2008/2015 par Valerie Langfield à partir des sources originales
Version réduite (2026) par Valerie Langfield
Distribution
Distribution
Direction musicale Franco Trinca
Reprise de direction Riccardo Fiscato
Mise en scène Dieter Kaegi
Décors et costumes Dirk Hofacker
Conception lumière Samuele D’Amico
Chef de chœur Valentin Vassilev
Dramaturgie Meike Lieser
Assistance à la mise en scène et régie de plateau
Larissa Copetti-Campi | Damien Liger
Répétiteur·ice Riccardo Fiscato | Clémence Hirt
Sir John Falstaff Leonardo Galeazzi
Mrs Rosa Ford Bianca Tognocchi
Mr Ford Charles Rice
Mr Carlo Fenton Remy Burnens
Miss Annetta Page Marta Pluda
Mr Page Konstantin Nazlamov
Mrs Page Gemma Ní Bhrain
Mrs Quickly Anastasia Evdaimon *
Cameriere Leo Vettoretti
Cameriera Michèle Péquegnat
Chœur TOBS!
Orchestre Symphonique Bienne Soleure TOBS!
* Étudiante de la Haute école des arts de Berne, Studio d'opéra suisse
Technique
Technique
Directeur technique Günter Gruber
Responsable des décors et des ateliers Vazul Matusz
Responsable atelier couture Gabriele Gröbel (jusqu’au 31.07.26) |
Steffi Rehberg (à partir du 01.08.26)
Responsable technique Adrian Schubert
Menuiserie Steven McIntosh | Raphael Schärer
Atelier peinture Daniel Eymann (Responsable) | Julian Scherrer (jusqu’au 31.07.26)
Atelier décoration Ursula Gutzwiller (Responsable, jusqu’au 31.07.26)
Maquillage et perruques opéra Sandra Widmer (Responsable) | Miriam Krähenbühl
Accessoires Simon Kleinwechter (Préparation et représentations) |
Arno Jäger (Représentations)
Atelier couture Christine Wassmer (Adjointe Admininistrative) | Catherine Blumer | Natalie Zürcher (Tailleures dames) | Janine Bürdel | Sarah Stock (Tailleures hommes) | Katrin Humbert | Dominique Zwygart (Tailleuses)
Habilleuses Lara Studer | Museng Fischer | Pascale Berlincourt | Verena Graber
Chef de plateau Bienne Samuele D'Amico
Chef de plateau Soleure Rémy Zenger
Agencement technique Pia Marmier
Son et vidéo Matthias Daprà
et toutes l’équipe technique TOBS!
Responsable doublure lumière Michèle Péquegnat
Configuration surtitres Stephan Ruch
Relecture surtitres Meike Lieser | Béatrice Schmidt | Véronique Le Roy
Conduite des surtitres Valentina Lisa Bättig | Martha Roquet | Stephan Ruch
Les décors ont été réalisés dans nos propres ateliers.
1 – Leonardo Galeazzi
2 – Charles Rice, Remy Burnens
3 – Michèle Péquegnat, Leo Vettoretti, Leonardo Galeazzi, Charles Rice
4 – Marta Pluda, Anastasia Evdaimon, Leonardo Galeazzi, Gemma Ní Bhriain, Bianca Tognocchi
5 – Marta Pluda, Remy Burnens, Charles Rice, Bianca Tognocchi, Gemma Ní Bhriain, Konstantin Nazlamov, Chœur TOBS!
6 – Remy Burnens, Konstantin Nazlamov
© Joel Schweizer
Un Falstaff irlandais
«Falstaff» – n'était-ce pas le dernier opéra de Verdi? Tout à fait. Mais 55 ans auparavant, il existait déjà un opéra intitulé «Falstaff», composé par l'Irlandais Michael William Balfe – une redécouverte qui en vaut la peine.
Les pièces de théâtre immortelles de Shakespeare ont laissé leur empreinte sur de nombreux domaines artistiques, et le théâtre musical vient naturellement au premier plan. Le personnage de Sir John Falstaff apparaît dans trois pièces de Shakespeare, mais c’est dans «The Merry Wives of Windsor» («Les Joyeuses commères de Windsor», écrite vers 1597) qu’il apparaît avec le plus d’éclat. Ce personnage, typiquement corpulent, jovial et coureur de jupons, est devenu l’un des plus célèbres de la scène – grâce à Shakespeare, grâce à Verdi, mais aussi grâce à plusieurs adaptations cinématographiques de cette œuvre.
Le sujet avait déjà été porté à la scène lyrique bien avant Verdi (1893), même si aucun des cinq ou six prédécesseurs relativement connus n’avait réussi à s’imposer au répertoire – pensons par exemple aux opéras «Falstaff» d’Antonio Salieri (1799) et d’Adolphe Adam (1856), ou aux adaptations opératiques en allemand «Die lustigen Weiber von Windsor» de Peter Ritter (1794), Karl Ditters von Dittersdorf (1796) ou Otto Nicolai (1849). Il en allait de même pour le «Falstaff» de Michael William Balfe. Certaines de ces œuvres relèvent d’un registre assez léger, et Balfe lui-même n’était pas particulièrement réputé, de son vivant, pour sa profondeur dramatique ou musicale. Ses plus grands succès européens furent «The Bohemian Girl» (1843; également connue sous le nom de «La Bohémienne» ou «Die Zigeunerin»), «Les Quatre fils Aymon» (1844; également «Die vier Haimonskinder»), «The Rose of Castille» (1857) et «Satanella» (1858). Ces œuvres, qui, à l'exception des «Quatre fils Aymon» (Paris), ont toutes été créées à Londres, constituent des pièces légères inspirées de Rossini, ponctuées de passages parlés qui servent toujours de transitions d’un «Lied» à l’autre. Car c’est là que résidait la force particulière de Balfe: il possédait un talent remarquable pour les mélodies entraînantes, et les extraits imprimés de ses «favourite hits» ont toujours constitué une source essentielle de sa prospérité financière.
Michael William Balfe est né à Dublin en 1808 et a très vite été considéré comme un enfant prodige de la musique. Il étudia auprès du compositeur William Michael Rooke (de son vrai nom «O’Rourke») et du violoniste James Barton. Dès son plus jeune âge, il se produisait sur les grandes scènes de la ville, telles que la Rotunda et le théâtre de Crow Street. À l’âge de 14 ans, son père mourut et il fut engagé comme violoniste au sein de l’orchestre du Theatre Royal de Londres, dirigé par son compatriote Thomas S. Cooke. Encore adolescent, il se rendit d’abord à Paris en 1825, où il reçut ses premiers cours de composition auprès de Luigi Cherubini, puis, la même année, à Milan, où il étudia le contrepoint avec Vincenzo Federici et le chant auprès de Filippo Galli. Il retourna bientôt (jusqu’en 1828) auprès de Cherubini à Paris et fit ses débuts en janvier de cette année-là en tant que baryton dans «Il barbiere di Siviglia» de Rossini au Théâtre Italien. Après avoir publié ses premiers chants à Dublin et à Londres dès 1822, sa carrière se partagea entre celle de chanteur et celle de compositeur à partir de 1828.
Les premiers contacts de Balfe avec l'Italie ne tardèrent pas à porter leurs fruits.
Ses trois premiers opéras, sur les 29 qu’il composa, furent écrits sur des livrets italiens et créés dans des maisons d’opéra italiennes: à Palerme en juin 1829, à Pavie en mai 1831 et à Milan en février 1833. Son premier opéra en anglais, «The Siege of Rochelle», remporta un grand succès à Londres (Theatre Royal) à l’automne 1835, suivi d’autres succès grands et petits. Au milieu des années 1840, il composa par ailleurs trois opéras en français pour les maisons d’opéra parisiennes, où plusieurs de ses opéras anglais furent également présentés dans des versions françaises. «Blanche de Nevers» (1863) et la petite opérette «The Sleeping Queen» (1864) furent ses dernières œuvres scéniques.
Bien qu’aucun de ses opéras n’ait égalé le succès de «The Bohemian Girl», Balfe fut le compositeur d’opéras en anglais le plus joué au XIXe siècle, avant l’ère de William S. Gilbert et Arthur Sullivan. «The Bohemian Girl» a continué à être jouée régulièrement jusque dans les années 1930 et a même fait l’objet d’une parodie de la part de Laurel & Hardy.
Mais cet opéra n’a pas non plus pu résister aux changements de répertoire et de goût survenus après la Seconde Guerre mondiale.
«Falstaff»
Les liens de Balfe avec l’Italie et ses artistes ne se sont pas rompus, même à Londres. C’est ainsi qu’en 1838, il se vit confier la composition d’un opéra italien pour l’Italian Opera Company («Her Majesty’s Theatre»). Il choisit comme livret «Falstaff» de Manfredo Maggioni, basé sur «The Merry Wives of Windsor» de Shakespeare. Contrairement aux opéras de Balfe en anglais, son «Falstaff» ne comporte aucun texte parlé, mais est un opera buffa typiquement italien, entièrement composé. Cet opéra en deux actes a apparemment été écrit et monté en quelques semaines seulement: il en avait reçu la commande début mai et la première eut lieu dès le 19 juillet 1838. Il est resté à l’affiche jusqu’à la fin de la saison, début août.
Balfe avait réussi à engager, pour les rôles principaux, les plus grandes stars italiennes de l'opéra de son époque. Le rôle-titre fut confié à la célèbre basse Luigi Lablache – un Italien d’origine franco-irlandaise –, le ténor Giovanni Battista Rubini incarna Carlo Fenton, le baryton Antonio Tamburini le rôle de M. Ford, et nulle autre que la soprano Giulia Grisi incarna Mme Rosa Ford. Ces quatre protagonistes avaient déjà créé «I Puritani» de Vincenzo Bellini à Paris en janvier 1835 et furent par la suite connus sous le nom de «Quatuor des Puritains». Balfe les connaissait personnellement et leur écrivit pour ainsi dire les rôles sur mesure; Lablache aurait déclaré que son rôle lui allait comme un gant.
«Falstaff» remporta un franc succès à Londres en 1838. Outre le caractère typiquement italien de l’œuvre, que l’on ne semblait pas tout à fait attribuer à un compositeur irlandais-britannique, on admirait également qu’il ait réussi à réunir une distribution aussi prestigieuse, alors que ces artistes étaient à l’époque très demandés dans toute l’Europe, jusqu’en Russie.
Le fait que cet opéra ait connu une histoire si brève reste en effet un mystère, compte tenu de la qualité de la partition. La programmation malheureuse de l’opéra en fin de saison a peut-être joué un rôle, tout comme les engagements déjà nombreux des artistes concerné·e·s. Les exigences vocales élevées de certains numéros ont également été avancées comme explication à plusieurs reprises. Balfe lui-même composait sans relâche un opéra après l’autre et semblait toujours se concentrer avant tout sur sa prochaine nouveauté. Lorsqu’il devint lui-même directeur de l’Italian Opera de Londres en 1848, une reprise de «Falstaff» avec Jenny Lind dans le rôle de Mme Ford fut annoncée, mais elle ne vit jamais le jour pour des raisons inconnues. Seuls quelques-uns des morceaux pour solo, duo et trio furent régulièrement interprétés dans le cadre de concerts de Lieder, notamment à plusieurs reprises à Dublin.
Dublin devint finalement le point de départ d’une renaissance moderne de l’œuvre. À l’occasion du 200e anniversaire de Balfe, en 2008, la nouvelle partition de Valerie Langfield a été donnée en version de concert au National Concert Hall – un enregistrement de cette représentation est paru en 2011 sous la forme d’un double CD chez le label irlandais RTÉ lyric fm. La première allemande eut lieu en septembre 2022 au Winterstein-Theater d’Annaberg-Buchholz (Saxe). À Bienne, le «Falstaff» irlandais est présenté désormais pour la première fois au public suisse.
Dr Axel Klein, Frankfurt am Main (www.axelklein.de)
Shakespeare à l’opéra
William Shakespeare (1564-1616) est sans aucun doute l'auteur dramatique le plus souvent mis en musique au monde; ses œuvres continuent aujourd'hui encore d'inspirer de nouvelles créations de théâtre musical. Lorsque Michael William Balfe composa son «Falstaff» en 1838, la situation était encore différente.
Il est révélateur que l’opéra de Balfe ait été programmé à Londres à l’époque: en Angleterre, la tradition shakespearienne ne s’est jamais interrompue, et très tôt, les poèmes du «Barde», puis plus tard ses pièces de théâtre, ont été mis en musique. Un exemple précoce en est le semi-opéra d’Henry Purcell «The Fairy Queen» (1692), inspiré du «Midsummer Night’s Dream» de Shakespeare. Au début du XIXe siècle, Henry Bishop a marqué les scènes londoniennes par ses nombreuses adaptations de Shakespeare, qu’il agrémentait souvent de musique d’autres compositeurs, notamment de Mozart.
Il n'existe malheureusement pas d'opéra original de Mozart inspiré de Shakespeare, bien qu'il existe des indices concrets laissant penser qu'il envisageait en 1791 une mise en musique en allemand de «The Tempest». Sa mort prématurée empêcha la réalisation de ce projet; il n’en resta que le livret «Die Geisterinsel» de Friedrich Wilhelm Gotter, qui fut ensuite mis en musique par Johann Friedrich Reichardt (1798) et Johann Rudolf Zumsteeg (1805). S’il avait composé une œuvre sur «The Tempest», Mozart serait devenu l’un des tout premiers compositeurs à mettre en musique Shakespeare en langue allemande. En effet, bien que les légendaires traductions de Wieland (1762-1766), puis de Schlegel et Tieck (1797-1810), aient fait de Shakespeare en Allemagne le «troisième poète allemand», selon une expression souvent citée, les mises en musique ne se développèrent que progressivement. C’est Georg Anton Benda qui, avec «Romeo und Julie» en 1776, a créé le plus ancien opéra shakespearien en langue allemande dont on ait connaissance, et sans doute aussi la toute première mise en musique de cette célèbre tragédie amoureuse. Elle se terminait toutefois, conformément aux conventions de l’époque, par une fin heureuse.
Les aventures de Falstaff furent portées à la scène à plusieurs reprises en l’espace de quelques années sous le titre «Die lustigen Weiber von Windsor»: en 1794 et 1796, Peter Ritter puis Carl Ditters von Dittersdorf ont respectivement présenté leurs propres «Singspiele» allemands. En 1799 suivit à Vienne, «Falstaff ossia Le tre burle» du célèbre Antonio Salieri. Il s’agissait de l’un des premiers opéras shakespeariens en italien, tout comme, treize ans plus tôt, «Gli equivoci» de Stephen Storace, d’après «Comedy of Errors».
En France, l’engouement pour Shakespeare ne se déclencha véritablement qu’en 1827, à l’occasion de la venue à Paris d’une troupe anglaise, avec l’actrice irlandaise Harriet Smithson. Hector Berlioz s’éprit non seulement de cette artiste, qui devint sa première épouse, mais aussi – en tant que l’un des premiers compositeurs français – des œuvres du poète anglais, qui l’inspirèrent tout au long de sa vie. Sa symphonie dramatique «Roméo et Juliette» fut composée en 1839, un an seulement après le «Falstaff» de Balfe. Suivirent notamment les opéras «Roméo et Juliette» de Gounod (1867) et «Hamlet» d’Ambroise Thomas (1868), qui contribuèrent à établir l’œuvre de Shakespeare dans le théâtre musical français.
C'est en Italie que Shakespeare mit le plus longtemps à s’imposer. Certes, il existait les œuvres en italien de Storace et Salieri, mais celles-ci avaient été créées à Vienne. Le «Falstaff» italien de Balfe fut créé à Londres. L’«Otello» de Rossini (Naples, 1816) et «I Capuleti e i Montecchi» de Bellini (Venise, 1830) ne reposent quant à eux pas sur Shakespeare, mais sur ses sources. En effet, il n’existait pas encore de traduction italienne adéquate des œuvres de Shakespeare; son théâtre n’y était pas encore connu directement.
Cela ne changea qu’avec la traduction en prose de Carlo Rusconi, en 1838, et la traduction en vers de Giulio Carcano, en 1843, qui inspirèrent toute une série d’opéras shakespeariens en langue italienne. Le premier fut le «Macbeth» de Giuseppe Verdi en 1847, auquel succédèrent les œuvres de nombreux autres compositeurs. Les œuvres tardives de Verdi, «Otello» (1887) et «Falstaff» (1893), comptent encore aujourd’hui parmi les mises en musique les plus importantes des drames de Shakespeare.
Dès la seconde moitié du XIXe siècle, le nombre de mises en musique des œuvres de Shakespeare devint pratiquement incalculable. En 1991 (mis en ligne en 2023) parut «A Shakespeare Music Catalogue» de Bryan N. S. Gooch et David Thatcher, qui répertoriait toutes les œuvres musicales en rapport avec Shakespeare dont la musicologie avait connaissance. Il comprenait déjà à l’époque quelque 20 000 compositions, répertoriées en cinq volumes…
Meike Lieser
Impressum
Impressum
Droits de représentation:
Matériel de représentation préparé et édité par
Valerie Langfield à partir des sources originales (2008/2015)
Version réduite (2026) par Valerie Langfield
Éditeur:
Théâtre Orchestre Bienne Soleure TOBS!
www.tobs.ch
Saison 2026/27
Programme n° 1
Directeur général: Dieter Kaegi
Directeur adjoint de l’opéra: Francis Benichou
Textes: Axel Klein (Un Falstaff irlandais), Meike Lieser (tous les autres textes)
Rédaction: Meike Lieser
Traduction française: Isabelle Wäber
Relecture: Béatrice Schmidt
Layout: Aline Boder
Création: Republica AG
Photos des générales piano et orchestre des 7 et 8 septembre 2026: Joel Schweizer
Choix des photos: TOBS!
September 2026
Tous les textes sont des contributions originales pour ce programme.
L’interview avec Franco Trinca a été réalisée par Meike Lieser le 8 août 2026.
Références bibliographiques (sélection):
Basil Walsh: Michael William Balfe. A Unique Victorian Composer. Irish Academic Press, Dublin 2008
Céline Frigau: Le Falstaff de Manfredo Maggioni et Michael Balfe: façonner un opéra italien pour le public anglais. Dans: Revue Lisa Vol. 9 (2011) n° 2. journals.openedition.org/lisa/4351
https://www.britishandirishworld.com/
BELCANTO - Historische Aufführungspraxis in der italienischen Oper von Rossini bis Verdi (avec CD audio). Wernersche Verlagsgesellschaft, Worms 2008
William Shakespeare: The Merry Wives of Windsor. Édité par H.J. Oliver. The Arden Shakespeare, Methuen & Co. Ltd., Londres 1971
Gary Schmidgall: Shakespeare and Opera. Oxford University Press, Oxford 1990
Bryan N. S. Gooch / David Thatcher: A Shakespeare Music Catalogue, Vol. I-V. Clarendon Press, Oxford 1991
Pour des raisons de droits d’auteur, il est interdit de faire des photos et des enregistrements audio et vidéo pendant les représentations.
Les affiches de la production peuvent être achetées à la caisse du théâtre.
Nous nous réjouissons de recevoir vos remarques et vos commentaires sur la mise en scène: direction[at]tobs.ch.











